X
X
X
Un beau jour d'été en sortant du train, poussé par une foule immense, je marchais lentement sur les quais.
Tous ces gens se
mélangeaient, pressés par le temps, n'ayant qu'une seule idée :
retourner chez eux.
Pourtant, une personne se détachait de ce groupe.
Elle avait l'air d'attendre je ne sais quoi.
On aurait dit qu'elle recherchait un signe dans cette cohue, un regard, quelque chose auquel elle aurait pu s'accrocher.
Elle était vêtue d'un superbe décolleté qui renfermait de belles formes.
Cette robe d'un rouge flamboyant illuminait les abords de ce couloir
morne et lui donnait une sorte d'existence.
Les objets alentours s'embellissaient, même cette masse de gens devenait fascinante.
Elle ne devait pas avoir plus de seize ans, sa petite taille lui donnait un air de p
oupée.
Ses cheveux d'un blond cendré comportaient une mèche rebelle du même rouge que son habit.
Une main retenait son sac à dos, ses chaussures ouvertes reliées par quelques fragiles lacets supportaient sans peine sa légèreté apparente.
Sa charmante silhouette, sa gracieuse démarche m'attiraient tel un ensorcellement.
Je n'osais approcher, mais son charme était tellement fort que personne n'aurait pu résister.
Inconsciemment, mes pas diminuaient doucement la distance qui nous séparait.
Maintenant, j'étais assez proche que pour pouvoir admirer les traits de son visage propre et soigné.
Ses yeux ressemblaient à deux émeraudes, d'un vert transparent, son regard tourné vers moi n'en prenait que plus d'importance à mes yeux.
La courbe de son nez descendait vers des lèvres qu'elle avait mises en valeur en fonction de son vêtement.
Accrochés aux lobes de ses oreilles, on pouvait distinguer deux superbes diamants, d'une brillance éclatante et d'une valeur comparable à sa
Beauté.
Je remarquais encore ses mains, telles de la soie qui donnait à son corps un reflet d'une douceur
di
vi
ne.
A ce moment, j'avais envie qu'elle soit encore plus proche de moi, que je puisse porter une main sur cette fragile splendeur.
Tout était parfait, aucune erreur, tout me portais à
la prendre dans mes bras et l'emporter loin de ce lieu hostile à cette image
parfaite.
- Merci Chaton
Je t'aime.